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mer 24 juillet 2024

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Titre : les cecrabiens se manifestent sur une manigances.

Des exorcistes et/formateurs du Cecrabisme ont animé une conférence de presse pour situer les faits qui ont conduit à l’emprisonnement de Maitre Roch Armel Bakyono et de Marius Kaboré, tous adeptes du mouvement spirituel. C’était le samedi 10 avril 2021 a Ouagadougou.

Condamnés le 2 février 2021 pour des faits « d’injures publiques, d’incitation à la rébellion et entrave à une procédure judiciaire » pour ce qui concerne Maitre Roch Armel Kaboré, « de diffamation aggravée, d’injures publiques et atteinte à l’intimité de la vie privée d’autrui » pour Marius Kaboré, ces adeptes du Cecrabisme peuvent compter sur leurs camarades. En conférence de presse ce jour, ces derniers ont donné leur version des faits et pensent qu’au-delà des deux condamnés, « c’est une attaque et un complot ourdi contre le Cecrabisme. »

Ainsi, les faits remonteraient à « depuis plus de deux ans » selon Yonli Diassebedi, Exorciste officiel du Cecrabisme, qui explique que de « manière virtuelle », des ex-Cecrabiens ont, « à travers des faux comptes et des pages anonymes », enclenché une campagne de « diffamation » contre le Cecrabisme. A travers des injures, ces ex-adeptes auraient proféré des « injures » et aussi « saboté le cabinet Cecrab et son enseigne commercial. » Pour être précis, M Yonli a souligné que deux rapports d’expertise ont confirmé la responsabilité directe ou indirecte de l’ensemble des plaignants dont le juge Sonomé Florent Hien.

   

En effet, convaincu donc que ces derniers seraient impliqués dans une affaire de « faux et usage de faux », le cabinet Cecrab dit avoir « déposé et redéposé une kyrielle de plaintes » dont il attend toujours la suite. Mais, « le hic est que, pendant ce temps, ces ex-cecrabiens continuent de nous diffamer, de nous dénigrer, de s’en prendre à notre spiritualité (abusivement présentée comme une secte ); des publications sur leurs pages se poursuivent encore au vu et au su de tous », regrette l’Exorciste officiel Yonli.

Sur ce, il reconnait aux dissidents le droit de se retirer « librement » du Cecrabisme mais estime que cela doit se faire sans tenter de « diaboliser, dénigrer, vilipender, diffamer ou crier haro sur ce à quoi on a librement adhéré, dont on a soi-même fait des éloges. »

Qu’à cela ne tienne, les conférenciers disent n’avoir rien contre ceux qui sont partis mais invitent au respect de leur choix de rester fidèle à leur spiritualité. « Est-ce un péché d’être un Cecrabien? Est-ce un péché de ne pas suivre ces ex-Cecrabiens dans leur désertion, dans leur campagne anti-Cecrab ? Est-ce qu’il y a des religions et des spiritualités d’État au Burkina Faso pour dire que nous sommes des hors-la-loi? », s’interrogent M. Yonli et ses camarades Exorcistes officiels du Cecrabisme. Partant de cette série d’interrogations, ces derniers ont conclu en ces termes : « tant que le droit n’est pas dit dans toute sa rigueur, tant que la liberté de croyance de 60 000 Cecrabiens du premier degré n’est pas respectée, nous sommes convaincus que la volonté de réconciliation nationale, de cohésion sociale, du vivre-ensemble paisible est sapée. »

Pour information, une centaine d’ ex-adeptes de la spiritualité Cecrab ont attaqué le cabinet et son chef Roch Armel Bakyono pour des faits d’escroquerie aggravée. Cela a abouti à la condamnation de celui-là même que ses partisans qualifient de « prophète » le 2 février 2021.

 

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