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mer 24 juillet 2024

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PROMOTION DES DROITS HUMAINS : LE CIFDHA LANCE UNE CAMPAGNE DE SENSIBILISATION AU NUMERIQUE

Cet article est un récit du Centre Africain d’Information et de Formation sur les Droits de l’Homme (CIFDHA), qui vise à promouvoir les droits de l’Homme.

Dans le cadre de la mise œuvre de ses activités de protection et de promotion des droits humains, le Centre d’Information et de Formation en matière de Droits Humains en Afrique (CIFDHA) a initié une campagne digitale de sensibilisation sur l’importance du respect et de la protection des droits humains au Burkina Faso dans un contexte de crise sécuritaire.

Les jeunes ont été mis au centre de cette campagne à travers des propositions d’articles. On vous invite à lire un article proposé par un jeune :

« Le Burkina Faso, comme de nombreux pays, fait face à des défis sécuritaires complexes qui ont des répercussions profondes sur la vie quotidienne de ses citoyens.

Dans de telles situation de crise, il est crucial de rappeler et de mettre en avant l’importance du respect et de la protection des droits humains.

Cette approche garantit non seulement la dignité de chaque individu, mais aussi la construction d’une société plus résiliente et durable.

L’essence même des droits humains réside dans la reconnaissance de la valeur de chaque être humain. Dans le contexte burkinabè, cette reconnaissance est essentielle pour maintenir un tissu social cohésif et pour préserver l’intégrité de chaque individu, quelle que soit son origine ou son affiliation.

Amadou Hampâté Bâ, éminent écrivain et philosophe malien, a rappelé que ‘’ chaque être humain est une histoire sacrée’’ et que le respect des droits de chacun est une obligation morale. Ainsi, une sécurité durable ne peut être atteinte qu’en protégeant les fondamentaux de tous.

Le sociologue Pierre Bourdieu met en évidence l’importance des structures sociales et du pouvoir dans la société. Dans le contexte burkinabè, il est primordial que les acteurs étatiques et non étatiques agissent avec responsabilité et transparence.

Les actions de sécurité doivent être guidées par des normes éthiques strictes pour éviter l’abus de pouvoir et les violations des droits humains. L’État a la responsabilité de protéger ses citoyens, mais cela ne doit pas se faire aux dépens de leurs droits fondamentaux.

La protection des droits humains ne devrait pas être perçue comme un obstacle à la sécurité, mais plutôt comme une voie vers une paix durable.

C’est dans ce sens que sont dirigés les idées de Ndiaye, selon lui les droits humains sont universels et indissociables de la dignité humaine.

En respectant les droits de chaque individu, en reconnaissant leur dignité et en garantissant leur participation à la résolution des problèmes, nous pouvons construire des bases solides pour la stabilité et le développement.

Il est important de noter que le respect des droits humains et la sécurité ne sont pas mutuellement exclusifs. Au contraire, ils sont interconnectés.

Lorsque les droits humains sont respectés, la population est plus susceptible de coopérer avec les autorités et de fournir des informations essentielles pour faire face aux menaces sécuritaires. Les violations des droits humains risquent de saper cette confiance vitale.

En conclusion, la crise sécuritaire au Burkina Faso ne doit pas servir d’excuse pour négliger les droits humains. Au contraire, elle devrait renforcer la détermination à garantir la dignité et les droits des individus.

La crise burkinabè nécessite une approche holistique, prenant en compte non seulement la sécurité physique, mais aussi la dignité et les droits de chaque individu.

Les travaux des différents auteurs nous rappellent que le respect et la protection des droits humains sont des principes non négociables, même dans les périodes difficiles.

La protection des droits humains renforce la stabilité sociale et contribue à la construction d’un Burkina Faso sûr et respectueux de la dignité de tous. »

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