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mer 24 juillet 2024

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Afrique / Economie : Points sur l’Exode du capital humains en Afrique.

Afrique / Economie : Points sur  l’Exode du capital humains en Afrique.

La fuite des cerveaux, ou exode du capital humain, désigne de façon populaire les flux migratoires de scientifiques, de chercheurs ou plus généralement de personnes à haut niveau de qualification qui s’installent à l’étranger pour trouver de meilleures conditions de vie, d’études, de travail ou de rémunérations. Dans les estimations statistiques, on se réfère plutôt au taux d’émigrants parmi les personnes ayant au moins deux années d’éducation supérieure.

En Afrique le manque d’opportunité et de débouchés entraine donc une fuite massive des cerveaux et les pays les plus affectés par cette fuite cerveaux sont les pays à faibles revenus : Cap-Vert (67 % du personnel qualifié), Gambie (63 %), Maurice (56 %). Les pays les moins touchés sont le Maroc (17 %), la Tunisie (9,6 %), l’Égypte (4,6 %), le Burkina Faso (2,6 %). Ainsi les îles du Cap-Vert, Samoa, la Gambie et la Somalie ont vu ces dernières années plus de la moitié de leurs cadres partir vers les pays riches. En 2004, un million de personnes sont parties en quête de meilleures conditions de vie et de travail, soit 15 % des diplômés de l’enseignement supérieur de ces pays.

Par contre, les pays les moins avancés asiatiques (Bangladesh, Népal ou Bhoutan), avec moins de 5 % de départ, ont su conserver leur élite.

3 % de la population africaine est diplômée de l’enseignement supérieur et dans les années 1990-2000, la migration de ces diplômés a augmenté de 123 % en Afrique de l’Ouest contre 53 % pour les non qualifiés.

Ce flux migratoire n’est pas sans retombé, en témoigne le rapport de l’OMS sur l’émigration des personnels de santé vers les pays de l’OCDE, bien qu’estimant cette contribution insuffisante pour expliquer « la crise des ressources humaines de la santé […] au niveau mondial », juge « très préoccupante » la situation créée par le « taux élevé d’émigration, conjugué à la très faible densité des médecins sur place », dans « les pays des Caraïbes et un certain nombre de pays d’Afrique, notamment de pays lusophones et francophones ». Le rapport note également la forte progression de ces flux migratoires, en particulier en ce qui concerne les médecins. Selon Habib Ouane, coordinateur d’un rapport de la CNUCED intitulé Savoir, apprentissage technologique et innovation dans la perspective du développement, « l’Île-de-France compte plus de médecins béninois que le Bénin ».

En conclusion la fuite des cerveaux a principalement des effets néfastes sur le développement de ces pays. Même si les migrants transfèrent des fonds dans leurs pays d’origine, cela ne parvient pas à compenser les pertes occasionnées par les départs (coût de leur formation, emploi de personnel expatrié …). En somme, cette forme de migration prive les pays africains des hommes capables d’assurer le développement du continent.

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